On m’a diagnostiqué un TDAH quand j’étais enfant. À l’époque, ça ne voulait pas dire grand-chose pour moi. Ce que je vivais, c’était surtout un parcours semé d’embûches, avec l’impression constante de ne pas rentrer dans le moule.
Un cerveau qui ne rentre pas dans les cases
Le système scolaire est pensé pour des cerveaux qui restent assis, attentifs et réguliers. Le mien fonctionnait autrement. Je pouvais être brillant sur ce qui me passionnait et complètement absent sur le reste. Pendant longtemps, j’ai pris ça pour un défaut de caractère. Je ne savais pas encore que c’était un fonctionnement, et qu’on pouvait apprendre à travailler avec.
Dix ans dans la finance
J’ai ensuite passé dix ans dans la finance, comme conseiller puis comme responsable régional. J’y ai accompagné des centaines de personnes vers leurs objectifs financiers. C’est là que j’ai appris à écouter, à poser les bonnes questions et à tenir un cadre.
C’est aussi là que j’ai compris quelque chose d’important : mon TDAH n’était pas seulement un obstacle. L’énergie, l’intuition, la capacité à me lancer et à rebondir vite faisaient partie de ce qui me faisait réussir. Le problème n’était pas mon cerveau, mais le fait que je n’avais pas de cadre adapté à lui.
Ce qui a changé
Pendant des années, j’ai essayé les méthodes classiques : agendas, applications, résolutions du lundi matin. Elles tenaient quelques jours, puis s’effondraient. Ce qui a fini par marcher, ce n’est pas plus de discipline. C’est d’avoir compris comment mon cerveau fonctionne : ce qui vide mon énergie, ce qui la recharge, où se déclenche le tout ou rien. À partir de là, j’ai construit des routines simples, à ma mesure, que j’ai testées sur moi pendant longtemps.
Pourquoi je suis devenu coach
J’ai quitté la finance pour de bon. Aujourd’hui, je fais pour des personnes TDAH ce que je faisais pour mes clients en finance : les aider à atteindre leurs objectifs, cette fois personnels. Je le fais avec la même rigueur, et avec quelque chose en plus : je sais de l’intérieur ce que c’est.
Je ne propose pas de méthode miracle. Je ne suis ni médecin ni psychologue, et quand une situation dépasse ce que le coaching peut apporter, je sais vers quels professionnels orienter. Ce que je propose, c’est un cadre concret, testé d’abord sur moi-même et déjà confirmé avec plusieurs clients, pour arrêter de lutter contre ton cerveau et commencer à travailler avec lui.